Attente quand tu nous ronges
J'ai envoyé mon manuscrit et me voilà, encore une fois en train d'attendre. Le fait que la langue change n'y change pas grand-chose. Pourtant, cette fois-ci, je suis assez sûre de mon fait, même si je manque de diplômes, car mon travail m'a permis de dénouer des énigmes, autour de détails jugés insignifiants par les universitaires. Par exemple, ils ne se sont pas rendus compte que le latin employé par ce mystérieux auteur était du "latin de cuisine" et parfois même tout simplement du charabia à la mode latine. Mais il faut souligner l'audace de cet auteur, et son cynisme. Car il savait que ses lecteurs -ignorants en dépit des titres- ne détecteraient pas l'erreur. Les historiens sont souvent des cuisiniers. Tous accomodent l'histoire à une sauce qui leur est propre et peut même parfois se reconnaître. Vont-ils me publier? Combien de fois encore vais-je me poser la question? Cet éditeur catalan aura-t-il le courage de publier cet oeuvre exceptionnelle? Je ronge mes ongles, mon frein, ma souris, mes chats, mon mari.....