MIRALL MOGUT* (*miroir flou; catalan): le blog de Fred Romano

Fred Romano, écrivain et artiste, a du faire face à la sclérose multiple. Elle a trouvé une cure et repris goût à la vie et à l'écriture. En 2009, elle prépare à présent la publication de son premier livre en espagnol.

13 août 2009

Pure Laine de retour sur TV5

Un véritable plaisir. Cette série d'humour québecquois devrait être diffusée dans toutes les écoles du monde. Résumons: les aventures d'une famille typique de Montréal. Lui, d'origine haïtienne, elle, des îles de la Madeleine, leur enfant, Ming, adoptée en Chine. Frais, et intelligent.

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13 juin 2009

Ce que mes yeux ont vu: un petit chef-d'oeuvre

Ce film, précieux, délicat et mystérieux comme les tableaux de Watteau qui sont au centre de son intrigue, m'a impressionnée par sa qualité, sa recherche des couleurs, des petits détails, des équivalences surprenantes, qui provoquent un constant aller-retour entre le 18ème et le 21ème siècle. De surcroît, je me suis sentie pleinement concernée, de par mes recherches historiques. Pour moi aussi, comme pour l'héroïne, interprétée par Sylvie Testu, la clef du mystère apparaît lors de la visite d'une tombe qui n'existe pas. Le seul reproche: l'improbable histoire d'amour de l'héroïne. Je n'ai pas compris ce qu'elle amenait au film. Mais c'est un détail périphérique. Enfin, quelle n'a pas été ma surprise quand au générique j'ai vu le nom du réalisateur: de Bartillat. Or, c'est un de Bartillat qui m'avait invitée à Ibiza, c'est chez lui que ma bague s'est révelée dans toute sa plendeur. Une rapide vérification s'imposait: le réalisateur n'est qu'un homonyme. Je lui tire mon chapeau bien bas pour cette belle histoire, filmée avec tant de sensibilité et de délicatese.   

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30 avril 2009

Bien fait pour vous: vous n'aurez pas Breaking Bad

Vous, pauvres français affligés par des lois stupides et moyenâgeuses, vous n'aurez pas la géniale série américaine Breaking Bad. En bref: On annonce à un professeur de chimie très 70 qu'il a un cancer des poumons incurable. Il refuse d'en parler à sa famille, un ado handicapé et assez cynique, une mère pleine de bons principes, très 70 aussi. Ils ont peu de revenus, le prof très doué se tape une classe de retardés-cas sociaux. Aussi, l'homme décide de faire tout ce qu'il s'est interdit jusque-là. En particulier, fabriquer du crystal et autres métaamphétamines à l'aide de l'un de ses anciens élèves, devenu dealer. On oublierait presque la belle-soeur, hystérique, clebtomane et mariée à un flic de la DEA qui n'hésite pas devant des petits traffics. La série se déroule entre le milieu consommateur, avec un psycopathe vendeur en gros, les élèves cas-sociaux, les traffis des flics et le milieu hospitalier. Le héros est condamné à court terme. La série touche à tout ce qui fait mal,et fait hurler de rire.  C'est la première fois que je m'accroche à une série téle, c'est tout simplement génial: Breaking Bad.

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09 mars 2009

Salman Rushdie est un jaloux

Suite à l'article venimeux publié par le journal El País, oeuvre de l'écrivain britannique Salman Rushdie, poursuivi dans les années 80 du siècle dernier par les radicaux musulmans, je n'ai qu'une seule explication: Rushdie est jaloux, comme mon chat Bingo. Ce qu'il ne supporte pas, c'est qu'un britannique (comme lui) ait réalisé le meilleur film indien, par ailleurs couronné par 8 oscars, largement mérités. Slumdog Millionaire est un véritable chef-d'oeuvre, tant au niveau filmique que dans sa narration et sa parfaite, irréprochable éxécution. J'ai adoré et j'en ai même pleuré. La façon dont le film démontre qu'il existe certains instants de l'existence qui sont le summum de celle-ci, où se résolvent toutes les énigmes, où se trament tous les rébus, est admirable comme une leçon graphique de philosophie. Monsieur Rushdie, apprenez à regarder.

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14 octobre 2008

Le coeur a ses raisons

Un grand coup de crinoline à Marc Brunet et ses acolytes, pour la merveilleuse série "Le coeur a ses raisons", qui sait si bien faire vibrer les cordes sensibles de nos Himalayas internes (je veux dire qui nous provoque des poussées de testostérone féminine). Sur tv5, vers 12h30. Une anêrie québecquoise de grand style, garanti 100% sans cet accent bûcheron qui fait tant rire nos têtes brunes européennes (les blonds étant en récession génétique, à cause du réchauffement global!), qui devrait être obligatoire dans le cadre de l'enseignement supérieur des sciences exactes! Exactement.

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Entre les murs

J'avais du mal à acheter la Palme d'Or 2008, ça me semblait trop franco-français et politico-educativo, un peu trop en dehors de l'art cinématographique qui est censé être célébré dans cette orgie commerciale. Avec Sarko, c'est le retour des devoirs forcés au sein du show-biz. Genre, on va parler de l'éducation Nationale avec un grand N comme néant. Comme je ne porte pas dans mon coeur cette machine à fabriquer des abrutis, ayant eu la malchance d'avoir des professeurs dont le refrain servant à dissimuler leur crasse ignorance était "Ça, tu le sauras l'année prochaine". J'ai donc arrêté de travailler dans ces conditions. Moi, je trouve qu'on devrait apprendre aux enfants l'art d'élaborer leurs propres systèmes d'apprentissage tout en leur donnant dans la mesure des possibles la vision la plus globale possible, cad tout le contraire de l'Education Nationale française du troisième millénaire, qui ne fabrique que des abrutis pavloviens et spécialistes. Cependant, je dois avouer une autre lecture de ce phénomène, à la lumière de l'émission Envoyé Spécial, qui a très bien décortiqué le film et le travail admirable -j'en conviens à présent- du réalisateur, Laurent Cannet. Mais la cerise sur le gâteau, c'est ce professeur-acteur qui dit (enfin!): "La comédie de l'autorité me fait pisser de rire". Bravo, monsieur, et encore merci. Grâce à vous, de petites étincelles se feront. Merci encore.

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29 août 2008

Cortex

André Dussolier génial dans un film français très surprennant, qui aborde un sujet délicat, qui me touche de très près, étant atteinte d'une maladie neurodégénérative. Le réalisateur, Nicolas Boukhrief, arrive à rendre de façon stupéfiante tant la folie que la poésie, voire l'humour, associés à la perte de mémoire, mais il décrit aussi parfaitement l'impuissance des familles et aussi la terrible parano qui empoisonne toutes les relations, et enfin l'abominable indifférence des soignants ("puisque les malades oublient tout..."). L'histoire elle-même est construite très habilement et les culs-de-sacs aisément contournés. Et c'est aussi le grand retour des excellents seconds rôles (Claire Nebout, Aurore Clement, etc), une des marques de fabrique du grand cinema français de l'avantguerre. Mais le meilleur, c'est André Dussolier, absolument époustouflant à la limite des univers. J'imagine quels sont les risques insensés qu'il a pris et je lui tire très bas le chapeau... Cortex, un autre film français excellent. Je suis contente que le cinéma français traverse une période créative.

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25 août 2008

Sur mes lèvres

Excellent film de Jacques Audiard, avec l'époustouflant Vincent Cassel (nous avons suivi ensemble les cours de Blanche Sallant) et la magnifique Emmanuelle Devos. Le film a tout: action, sensibilité, histoire, inventivité et une maîtrise extraordinaire de la caméra, qui en vient à exprimer des sentiments, remédiant ainsi à la surdité de l'héroïne. Bravo. Un sans-faute

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02 mai 2008

Déception

Hier, sur TV5, on annonçait le premier film de Valeria Bruno-Tedeschi, salué par le prix Louis-Deluc, que normalement on attribue au cinéma d'auteur. J'adore cette actrice, dont les airs égarés et un peu stupides m'ont toujours fait rire. Malheureusement, mademoiselle est devenue la belle-soeur du président français. Ce doit être pour cette raison qu'elle nous assome pendant deux heures avec ses problèmes de nombril, en italien non sous-titré (les pauvres qui ne parlent pas italien peuvent s'endormir), très chic pour décrire les abominables transes de la grande bourgeoisie richissime, comme par exemple ses déboires littéraires avec une pièce "romantique" ou encore les problèmes de conscience familiale vis-à-vis des impôts. Pauvres chéris. D'accord, c'est entendu, il faut avoir des couilles pour dresser un portrait de soi-même aussi excécrable, mais ce n'est pas une raison pour nous assomer avec! Nous sommes des spectateurs, pas des psy! Ce film est franchement très mauvais et Valéria est carrément barbante voir par moments ridicule (quand elle se compare elle-même à Nijinski). Son seul intérêt réel étant le portrait de la soeur cadette (actuellement première dame de France), incarnée par la géniale Chiara Mastroianni et celui de la maman (avec les dents raclant le parquet des palais, on comprend mieux son insistance à être reçue par la Reine d'Angleterre, puis le pape). On comprend mieux d'un coup les anecdotes de la vie présidentielle en France.

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23 novembre 2007

le délicieux Etienne Mourat

Ce jeune réalisateur a commis un film d'une fraîcheur délicieuse et absurde, Changement d'adresse, qui m'a redonné es`poir dans le cinéma français. Empreint de tendresse et d'humour, dans la grande tradition tatiesque, mille bravo, on en veut plus!

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