MIRALL MOGUT* (*miroir flou; catalan): le blog de Fred Romano

auteur de deux romans et d'un livre de nouvelles, Fred Romano a du faire face à une terrible maladie, la sclérose multiple. Elle a cependant trouvé une cure et repris goût à la vie et à l'écriture.

06 avril 2007

Une terrible nouvelle

Une vieille connaissance, Jacques Massadian, est en train de mourir d'une terrible maladie, celle-là même sur laquelle j'ai tant enquêté: la maladie de Creutzfelt-Jakob, la plus répandue des maladies à prions humaines (la maladie à prion bovine étant plus connue sous le doux nom de "vache folle"). Nous nous étions croisés pour la dernière fois il y a quelques années, lorsque je lui avais annoncé ma propre maladie, la sclérose multiple (un jeu d'enfant comparé à ce qui l'affecte à présent). Je sais quelle est la torture abominable qu'il endure et je tenais à lui rendre hommage, à ce vieux collègue de presse. Mais il est clair que cette nouvelle, vue depuis l'aspect statistique, est alarmante. Car lorsqu'une nouvelle maladie commence à affecter le cercle des proches, on peut dire qu'elle se répand. Je n'aime pas du tout cet avenir d'épidémie de démence, d'autant qu'on le doit aux politiciens de tous bords (Thatcher, Chirac, Delors, Kouchner, etc.).

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21 mars 2007

Attention dans les banlieues

Faites gaffe dans les banlieues sensibles! Le 26 mars prochain, Sarko abandonne son poste. Imaginez l'effet à ce stade de quelques petites émeutes, voire simplement quelques feux automobiles. Faites gaffe aux provocateurs.

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17 janvier 2007

Ouragan

Oui, chère Duszka, moi aussi j'ai connu la peur de l'ouragan, et l'excitation aussi, quand je vivais en Guadeloupe, sur le merveilleux Morne-à-l'eau, qui depuis est devenu un parc botanique... Mon jardin était magnifique, il faut qu'auparavant c'était un horticulteur, beaucoup de plantes étaient déjà là et la jungle toute proche envoyait ses semences... Puis venait l'époque des cyclones, on était pendus à la radio. Une fois, je me suis faite surprendre, en bateau, avec force 9 au cul, des vagues monstrueuses. Curieusement, je m'en souviens comme d'un rêve, à la fois très exaltant et hypnotisant. Le capitaine et moi étions les deux seuls vaillants, tous les autres gémissaient en vomissant leurs tripes. Moi je me sentais la reine des sirènes et je compris que jamais rien de mauvais ne pouvait me venir de la mer. Ce fut un instant de très grande communion.

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22 décembre 2006

Bonnes Fêtes

J'ai horreur de ces jours-là, où j'ai envie de prendre du Valium 24h/24. Depuis toute petite, je n'ai jamais aimé ces fêtes obligées, durant lesquels tout le monde devait être heureux. Ça te pourrit les noëls, quand ta mère te casse la gueule le fameux jour parce que tu as osé la suivre et sans le vouloir tu as été témoin de ce que tu n'aurais pas du voir: ta mère saoule en train de draguer. Avec le temps, je suppose qu'on était en train de la remettre à sa place et je crois que c'est pour ça qu'elle m'a cassé la gueule. J'étais déjà au sol et elle continuait à cogner, les gens tout autour criaient qu'il fallait l'arrêter et elle, elle gueulait que c'était de la comédie de ma part, que j'étais sacrément salope de lui gâcher son Noël de cette manière, elle voulait dire de lui gâcher son coup. Tout ça dans l'hypocrisie sacro-sainte des clubs de vacances. Un peu plus tard, c'était toujours avec des copains juifs ou musulmans que je me retrouvais à noël. Notre grand jeu était d'écumer les cinémas pornos en gueulant "maman, reviens, papa t'attend sous le sapin!". Les vieilles hôtesses, émues, nous aidaient en flanquant leur lampe de poche dans la figure des clients apeurés. On se marrait comme des enfants. 

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21 décembre 2006

Les mauvais amis du nain de jardin

Ça me fait presque de la peine, tiens, qu'il se soit choisi de si mauvais amis, mais la bonne nouvelle c'est qu'on a jamais élu personne par pitié, donc exit le nain de jardin, à moins d'un rebondissement Clearstream de dernière minute. Mais je crois que le pire de cette valse de guignols, c'est le Grand Absent, celui dont -hélas-on ne parle pas (car si l'on parlait de lui, on saurait à quel genre de danger on va avoir à faire) et qui risque fort de traîner sa crasse inutilité jusqu'au second tour. Vivement que Ségolène ramène ordre, discipline et dignité au sein du perchoir de l'assemblée Nationale. Mais il n'est pas dit que la droite manifeste la retenue et la discipline qui ont valu à la gauche son exil politique lors du second mandat du Grand Délinquant. Je me souviendrais toujours: avant le second tour: "Tous ensemble contre le Mal!"; après l'élection: "Nous avons gagné.". Puis accesoirement:"Les socialistes ont disparu". Donc, ces mêmes personnes que l'on a pu voir animées de valeurs hautement démocratiques, seront-elles capables de se comporter en citoyens responsables, dans le cadre d'un match Ségolène- Jean-Marie? A côté du traumatisme qui se prépare, les mauvais amis du nain de jardin semblent répéter  une farce infantile à usage propagandiste. Se seraient-ils mis en tête d'incarner une tragédie grecque ou un drame shakespirien? Les traîtres ne sont jamais ceux que l'on croit.

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19 novembre 2006

Duelle

Beau duel au féminin en perspective. Car la ministre de la Défense, Alliot-Marie, pourrait bien relever le gant pour le chevalier Chirac, à la place du nain de porcelaine, dans le costume "avanceuse de projets fous et extrêmement démocratiques", car elle a bien senti le vent de changement. Tout ce qu'on sait de cette élection, c'est que la France va changer(enfin!), et ça pourrait commencer par Duelle. Ce serait un combat de reines, Ségolène Royal/Alliot-Marie et bien malin celui qui donnerait la bonne en deux tours gagnants. En revanche, face à Ségolène, le nain de porcelaine fait vraiment trop nain, d'ailleurs il devrait apprendre à contrôler ses grimaces quand il parle d'elle, car Grincheux n'est pas présidentiable (les français n'ont jamais élu Pasqua plus loin que la zone d'influence du pastis). A l'avantage de Ségolène, son idée de jury populaire pour politiciens me semble très séduisante, ainsi que bon nombre de projets siens qui semblent relever du bon sens le plus élémentaire et elle a de plus l'élégance de ne pas le souligner. Enfin, personnellement, je l'admire pour ce qu'elle  a fait à son père, elle représente un espoir pour des milliers de filles martyres. Oui, elle a des couilles, car ce n'est pas si facile que cela de traîner un père, fut-il autoritaire, abusif, en justice, même s'il le mérite largement après avoir volé l'enfance de ses rejetons. L'innocence, c'est comme la virginité, le prépuce ou encore la liberté: une fois perdu, c'est pour toujours.

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06 novembre 2006

Chapeau Ségolène

Au 20h, elle était vraiment intelligente et superbe dans son prochain rôle de présidente, tellement bien dans sa peau qu'elle en a perdu cette grimace affreuse qui lui tenait lieu de sourire. De surcroît, un discours certes démago mais franchement intelligent (Facile en France où les hommes politiques prennent leurs électeurs pour des cons). Mais il faut voir, même si le plat est appétissant, il y a tant de dossiers sales et cachés dans ce cher pays de mon enfance: la vache et le mouton et la chèvre folle, les matériaux radioactifs dans les universités françaises, le mystère de l'erreur des OGM mystérieusement réparties à la place des graines normales (deux fois moins chères que les premières) sur... 70% du territoire! Oui, les politiciens doivent se tordre de rire, depuis le temps qu'ils nous la mettent bien profond. Ah, quand on pense au délinquant en chef, brandissant son immunité de chef de bananier pour éviter la prison! Charmant pays... Ségolène, viens vite.

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10 octobre 2006

Courage, France, regarde-toi dans le miroir

Je laisse aux lecteurs l'appréciation de la finesse de la pensée d'Emmanuel Terray. Courage, France, regarde-toi dans le miroir.

1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté
> samedi 7 octobre 2006
> par Emmanuel Terray
> La répression de l'immigration illégale telle qu'elle est conduite par le
> Ministre de l'Intérieur et les divers procédés qu'elle met en
> oeuvre -opérations « coup de poing » dans les quartiers habités par les
> migrants, contrôles au faciès, interpellation des enfants dans les écoles,
> convocations-pièges au guichet des préfectures- évoquent inévitablement,
> aux yeux de certains de nos concitoyens, les années noires de 1940-1944 et
> le sombre souvenir des persécutions antisémites.
> Bien entendu, sitôt que ce parallèle est explicitement énoncé, les
> protestations fusent pour souligner son caractère incongru. Les deux
> situations n'auraient, assure-t-on, rien de comparable, et leur seul
> rapprochement serait une insulte à la mémoire des victimes de
> l'extermination.
>
> Voire... Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences
> considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu'on
> cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu'elles tiennent
> presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement
> présents et actifs en 1942, ils ont -fort heureusement- disparu en 2006.
> En revanche, si l'on considère le comportement des autorités françaises,
> les similitudes sont manifestes.
>
> En premier lieu, la présence de certaines personnes sur notre sol est
> constituée en « problème », et tous les esprits « raisonnables »
> s'accordent pour estimer que ce problème exige une solution. En 1940, une
> large fraction de l'opinion, débordant de très loin les frontières de
> l'extrême-droite, reconnaissait la réalité d'une « question juive » en
> France, même si des divergences profondes existaient quant aux réponses à
> lui apporter. De même, de la droite à la gauche, nos dirigeants proclament
> d'une même voix que l'immigration illégale met en péril nos équilibres
> sociaux et notre identité, et qu'il faut donc la refouler, les désaccords
> ne portant que sur la méthode.
>
> En second lieu, les solutions envisagées passent toutes par l'expulsion
> partielle ou totale des personnes jugées indésirables. En 1942, cette
> expulsion prend la forme d'une livraison aux autorités occupantes. En
> 2006, les intéressés sont renvoyés dans des pays dont certains sont soumis
> à des dictatures impitoyables, dont d'autres sont ravagés par la guerre
> civile, dont tous sont marqués par le sous-développement, le sous-emploi
> et la pauvreté. Bien entendu, le résultat final est infiniment moins
> tragique aujourd'hui qu'hier, mais ce qui est caractéristique, c'est que,
> dans les deux cas, l'administration française se désintéresse entièrement
> de ce résultat : littéralement, ce n'est plus son affaire. On a soutenu
> qu'en 1942 les autorités françaises ignoraient le sort réservé aux Juifs
> par les nazis : peut-être, mais leur ignorance même était le résultat
> d'une décision réfléchie : elles ne voulaient pas le savoir. Il en est
> exactement de même aujourd'hui : ce qui compte pour le gouvernement, c'est
> de se débarrasser des hommes, des femmes et des enfants concernés ; sitôt
> la frontière franchie, il ne s'estime plus responsable de rien et les
> abandonne à leur destin en toute indifférence.
>
> Pour expulser les gens, il faut d'abord s'assurer de leur personne. Nous
> retrouvons ici la gamme des procédés que j'évoquais en commençant. C'est
> que dans ce domaine les analogies résultent de la nature des choses ; la
> chasse à l'homme, surtout lorsqu'elle est assortie d'objectifs chiffrés,
> implique l'utilisation d'un certain nombre de techniques : rafles,
> convocations-pièges, interpellation des enfants dans les écoles,
> internement administratif. Quelles que soient les populations ciblées, le
> recours à ces techniques est inéluctable dès lors qu'on prétend à
> l'efficacité. Il faut d'ailleurs admettre que, sur ce point, le Ministre
> de l'Intérieur n'a guère innové par rapport à ses prédécesseurs de
> l'époque de Vichy et de la guerre d'Algérie et la police française n'a eu
> qu'à puiser dans ses archives pour retrouver les bonnes vieilles méthodes.
>
> En quatrième lieu, la mise en oeuvre de la répression et les dérives qui
> l'accompagnent suscitent inévitablement des protestations de caractère
> moral ou humanitaire. Face à ces protestations, la riposte des
> responsables est la même, en 2006 comme en 1942, et elle est double : d'un
> côté, les autorités, nous disent-elles, ne font qu'appliquer la loi, et
> les protestataires s'entendent reprocher leur incivisme. Par ailleurs,
> pour désarmer les oppositions, les autorités introduisent des distinctions
> à l'intérieur de la population frappée par la répression. En 1942, le
> gouvernement de Vichy déclarait séparer le cas des Juifs français, dont il
> prétendait vouloir sauver au moins la vie, de celui des Juifs étrangers,
> livrés pieds et poings liés à l'occupant. De même aujourd'hui, Maître Arno
> Klarsfeld, l'ineffable médiateur promu par le Ministre de l'Intérieur,
> insiste sur l'opportunité d'opérer un tri, une sélection, entre les
> familles qui ont des attaches avec la France et celles qui n'en ont pas,
> l'expulsion de ces dernières n'appelant aucune objection de sa part.
>
> Entre 1942 et 2006, les éléments de continuité sont donc nombreux, et il
> est d'autant plus légitime de les mettre en évidence que, comme les
> historiens l'ont aujourd'hui démontré, la politique anti-juive du
> gouvernement de Vichy ne lui a nullement été dictée ni imposée par
> l'occupant, même si elle comblait ses voeux. C'est d'eux-mêmes et
> spontanément que le gouvernement, l'administration et la police de Vichy
> ont offert et apporté leur concours aux autorités allemandes, notamment
> sous le prétexte proclamé de préserver la souveraineté de l'Etat sur le
> territoire national : ils ne sauraient donc excuser leur conduite au nom
> de la contrainte ou de la « force majeure ». La comparaison est donc
> légitime avec la politique présente, dont l'origine « française » n'est
> pas discutée.
>
> Si les événements suivent leur cours actuel, il est vraisemblable que les
> analogies iront jusqu'à leur terme et que, dans trente ou quarante ans,
> des cérémonies de repentance seront organisées pour déplorer et désavouer
> la politique d'immigration pratiquée actuellement. Plutôt que d'attendre
> un tel dénouement, ne serait-il pas préférable de renforcer dès
> aujourd'hui la résistance à cette politique, en attendant d'y mettre fin
> dès que l'évolution de l'opinion le permettra ?
>
> Emmanuel Terray Directeur d'études à l'EHESS Cedetim
>
>
>

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29 septembre 2006

Bravo Duszka

Encore bravo, tu es une perle et tes commentaires sont passionnants! Bon voyage en forêt! J'aime les arbres, je les prends dans mes bras et les serre comme pour m'imprégner de leur sève. J'ai toujours été une bonne grimpeuse et, comme pour le Baron Perché, mon refuge furent les arbres. Mon salaud de père m'en délogeait en se plaçant en bas de l'arbre, le ceinturon ou la badine à la main, et en me répétant: "Ce que tu es lâche". Je descendais, stupide conne, mais je ne lui laissais jamais le plaisir de mes larmes, cela dut-il me coûter les remarques de l'assistante sociale à l'école quant à mes cicatrices. Je ne les ai pas dénoncés, syndrome de Stockholm oblige. Pourquoi je vous raconte tout cela? Il y a quelques jours j'ai rencontré un retraité ex-ingénieur qui avait fait l'Algérie en 1961, comme mon ordure de père. Ce qui est rigolo, c'est que je suis née en 1961. Pourquoi mon supposé père n'était-il pas soutien de famille? Quand j'en ai parlé avec le retraité, il est devenu tout pâle et il a ri jaune. Ça n'était pas bien beau, ce que faisait mon enculé de père en Algérie tandis que je venais au monde. J'ai entendu dire que Ségolène Royal avait intenté un procès à son père pour mauvais traitements (?) et je suis sournoisement jalouse de ce juste retournement de situation. En voilà une qui se fout de Stockholm. Ce qui m'a drôlement chagrinée, c'est ce que disait, fière, une militante socialiste à son sujet: "Tout de même, la droite n'a pas le privilège de la rigueur!". Quelle honte, la gauche singeant la droite. L'inverse est bien plus seyant, quand la droite imite la gauche, elle se préoccupe du social, de la culture... Pour revenir à Mme Royal, je ne supporte déjà plus la crispation du visage qui lui tient lieu de sourire. Elle ferait mieux de se faire poser des pinces à linges sur les joues, au mons ce serait original...

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De par ma chandelle verte!!!!

Merdalors! Merci Duschka pour l'info autour d'Indigènes, ça me fait mal au coeur que tout cela ne soit qu'une arnaque médiatique de plus(voir son commentaire dans mon précédent post). Je retire mon coup de chapeau à Djamel Debouze, que je remplace par un pied-de-nez(pour rester dans les limites de la correction). Triste petit pion. Dommage. Mais la farce n'est pas seulement honteuse, elle est d'un cynisme sans bornes. Alors, plus de limites? Ce que je peux être con d'y avoir cru, à ce conte de fées parrainné par l'escroc national, par l'immune en chef, notre Chirac! Merci Duschka ma copine d'avoir remis les compteurs à l'heure!

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