21 octobre 2007
Chapeau Monsieur Maragall
Pascual Maragall, le maire génial de Barcelona, qui a fait passer cette cité provinciale à l'ère de la modernité, celui qui a lancé la culture comme ressource touristique, vient de démissionner du Parti Socialiste Espagnol. Nous soupçonnions de tristes manoeuvres dans l'ombre, mais la réponse est tombée de la bouche même du Señor Maragall: "Qu'est-ce que c'est que cette maladie dont je ne peux pas me souvenir? Eisenhower?". Le politicien catalan a eu le courage d'avouer. Il est atteint d'Alzheimer. Saluons son courage et son honnêteté.
02 mai 2007
La ville!
Retrouvailles avec Barcelona, toujours aussi séduisante, tentatrice et... trépidante. Avec ma canne, j'ai du mal à me défendre des cyclistes, des chiens, du monde, des bandes de skaters, des voitures et de la vie urbaine, qui ne me convient plus du tout. Je m'étonne et me félicite de ma sauvagerie, qui à coup sûr m'a sauvé la vie, que je me fais belle sur mon île... Mais je suis heureuse d'en être sortie! Barcelona! J'ai tellement envie d'arpenter toutes ces petites rues que je connais, de retrouver mes coins... mais je fatigue plus vite que mes désirs...
27 avril 2007
un joli site / una delicia de web
Pour les hispanophones et catalanistes distingués, je recommande ce très joli, qui raconte les mille histoires de Barcelona. J'y ai ajouté ma pierre castillane:
http://www.bdebarna.net/v1/mapa.php?mapa_id=61&historia=1400&comentar=1
Para los hispanoblantes y catalanistas distinguidos, les recomiendo aquella delicia de web, que cuenta las mil historías de Barna. He aquí mi esquina castellana.
31 octobre 2006
Les grafs n'ont plus droit de cité à Barcelona
Toujours aussi grouillante, ma ville. Et bien jolie. Mais un vrai désastre artistique: les grafs n'ont plus droit de cité. Pour moi qui ai photographié tous ces murs et ces oeuvres, c'est une désolation. A peine reste-t-il quelques signatures furtives sur les rideaux de fer. La capitale catalane se fait yuppie, c'est bien triste!
30 novembre 2005
Pour changer
Je vais dire un peu de mal de l'Espagne, mon cher pays d'adoption(snif!). Mais ce qui se passe en ce moment, la basse calomnie à mode d'opposition parlementaire et soi-disant démocratique, emmenée par les PP (Péteux Pathétiques) me soulève le coeur. Tout est bon, haro sur la Catalogne, n'achetez plus catalan et autres conneries, jouant subtilement avec la plus grossière des fibres ibèriques: l'envie. Franchement le tableau n'est pas beau. Mais jusqu'où seront-ils capables d'aller, ceux-là même qui s'insurgent au nom de la Constitution qu'ils n'ont pas été capables de soutenir à sa création! J'ai l'impression que les Espagnols considèrent avec dégoût et indifférence ces joutes politichiennes de basse-cour mais malheureusement il y a toujours aux informations télévisuelles un sale con moustachu (pourquoi beaucoup de cons sont-ils moustachus?)qui maudit tous les catalans au nom de la nation espagnole. C'est curieux, on dirait qu'ils les recherchent... Parce que dans mon village, il n'y en a pas l'ombre d'un.
31 juillet 2005
un miracle
Hier, à Barcelona, il a plu. Un bel orage d'été qui a déchargé sur la cité éblouie tous ses trésors . Nous venions de vivre huit mois sans une goutte. L'atmosphère de Barcelona tournait au dense, au réchauffé, puis enfin l'eau a emporté les huit mois de sécheresse, dans un bel élan d'humidité. David et Clarissa mes roomates s'en vont tenter leur chance en Galice, je les envie un peu pour cette disponibilité presque adolescente. La maladie me force à présent à plus de stabilité. Quoiqu'il en soit, je les regretterais. Nous avons passé 5 ans ensemble, nous étions comme une famille. A leur place, j'ai loué à des inconnus, un neveu lointain de mon mari et une jeune anglaise qui écrit du théâtre (la seule à avoir manifesté son enthousiasme pour l'appart).Le jeune homme a un nom indien et une fiancée indienne, la mère de la jeune fille a été élevée en Inde, la première photo que l'on voit dans mon appartement représente une scène de fleuve à Bénarès, en Inde. Une nouvelle expérience commence.





