28 juin 2008
Chevalier d'Aspheld
Je cherche de la documentation, pour l'un de mes romans historiques, autour du Chevalier d'Aspheld, général français de Philippe d'Anjou (petit-fils de Louis XIV), qui aida à la libération de Majorque en 1712, avec une troupe de 10.000 français. Certains documents espagnols me laissent penser que ce personnage jouait un double rôle. Je n'ai pratiquement rien trouvé sur Internet à son sujet, ce qui est tout de même exceptionnel.
25 juin 2008
Radio-Sarko
Petit mais puissant, disent les hommes en Espagne pour s'excuser de certaines défaillances biologiques. Peut-on en dire autant de ce jeune homme qui réussit l'exploit de susciter, à l'ère de l'embouteillage judiciaire, trois audiences successives pour un banal accrochage sur la route. Puissant, certainement, puisqu'en dépit de sa jeunesse, il a réussi à renverser la vapeur et à passer d'inculpé à accusateur. Quant au méchant qui a eu le culot de se trouver sur son passage, il n'avait qu'à ne pas rouler en voiture de luxe. D'ailleurs, ça se voyait tout de suite que c'était un méchant et il a été condamné par une justice juste. Autre anecdote amusante: avez-vous eu droit en France au départ du couple présidentiel sur l'aéroport de Tel-a-ViV, avec suicide à la clé et le couple se réfugiant dans l'avion ? Je ne l'ai vu que sur la télé suisse.
24 juin 2008
ambiance
Le printemps tropical a laissé la place à un été saharien. Il fait chaud. La température ne descend pas à la nuit. Les plantes font la gueule et les chenilles vertes attaquent. Je sais que c'est la faute aux papillons blancs mais je suis trop alanguie pour les poursuivre. La seule bonne nouvelle, c'est un petit oiseau qui me fait des tas de roucoulades et pirouettes dès que je sors dans le jardin. On est allés à la plage au coucher du soleil, c'était désert comme en octobre mais il faisait un peu frais. On a vu notre copain Joe le cormoran, on a fumé un joint tranquille puis on a marché sur la plage. Heureusement que j'avais emporté ma caméra, j'ai pu jouer à la touriste, en prennant en photo une mouette devant les deux voitures de police qui vennaient tout juste d'arriver. On est repartis par les petits chemins (il y en a de moins en moins, puisqu'ils ont décidé d'asphalter). Il y a une drôle d'ambiance sur l'île...
23 juin 2008
Un livre nécéssaire
Pour tous ceux qui sont condamnés et qui visitent ce blog, et pour les autres, je recommande cette saine lecture:
De l'abjection - Marcel Jouhandeau
Curieusement, mais pas tant que cela, il était offert à la lecture publique sur le site des handicapés espagnols (cermi.es). Bien entendu, c'est un catho de droite et un gay d'armoire. Mais ses mots sont justes.
22 juin 2008
Été
Les visiteurs de ce blog doivent se faire bronzer à la plage. Je dois reconnaître ma propre défaite face à la chaleur, d'un coup revenue, violente. J'écris beaucoup moins, me consacrant à une fiction franco-espagnole basée sur mes recherches historiques aux Baléares. J'ai d'abord écrit en français, puis je me suis mise à le traduire en espagnol, un symptôme de mon désespoir quant à mon existence dans le monde (le cirque) éditorial français. Mais de toutes façons, c'est passionant et je découvre de nouvelles possibilités de correction. Je sais que j'ai là un roman, qui s'étendra sur plusieurs tomes probablement, absolument invendable en France (quoi, les Baléares, où c'est?), alors j'essaye en Espagne. On verra. Pour le moment, c'est dur de travailler, surtout quand on est allergique comme moi à l'air con. Sinon, les méduses ont curieusement disparu, la mer est encore fraîche, certes, mais elle se réchauffe. Un mystère réjouissant, en tout état de cause. Mais il se passe quelque chose de pourri au royaume. De jeunes flics venus du continent arrêtent les vieux hippies couleur locale, brutalisent et menacent les vieux artisans, leur suggérant de laisser la place aux jeunes. Une chose est sûre, la mairie commandite. Donc on commence à flairer le vieux plan de derrière les fagots, l'horreur que je soupçonne depuis plusieurs mois. Le plan secret serait de transformer l'île en un disneyland de super-luxe et de donner les emplois "couleur locale" (artisanat, musique) aux enfants de l'île, qui seraient formés aux techniques adéquates. Formentera rentrerait dans l'ère du profit. Le cauchemar, quoi, et pour nous tous les vieux hippies qui font sale dans le paysage: la porte (au mieux). Merdalors. On s'est fait avoir, une fois de plus...





