30 avril 2008
Dominique Farrugia
J'ai eu le malheur d'écrire un post sur ce pauvre homme, affecté comme moi par la sclérose, et depuis, j'ai des dizaines de visites de désespérés, affectés eux aussi par la maladie, cherchant un vague espoir, se raccrochant à un nom. Ils s'imaginent que s'il est sorti du placard de la maladie, c'est pour jouer Papa Noël et aider tous ses frères et soeurs de sclérose. Quant à moi, j'étais un peu amère, pauvre Farrugia. Mon livre Basque Tanger venait de sortir et personne ne songeait à inviter la courageuse sclérosée. J'avais encore des illusions. Plus maintenant. La sclérose, je ne lutte même pas contre elle. Nous nous sommes connues brièvement, il y a de cela 6 ans -déjà!- et ce fut tout. Après les eaux hongroises, les crises ne sont jamais ré-apparues. Donc, en fait, je n'ai qu'à lutter contre moi-même, contre mes peurs, contre l'angoisse atroce de me transformer en légume. J'arrive à peu près à m'en sortir, grâce aux enseignements de mes maîtres (Sogyal Rinpoche et feu Norbu Rinpoche). Et aussi grâce à l'île merveilleuse où je vis, où il suffit de promener son regard sur l'horizon pour se remplir de beauté, et oublier tous les parisiens.
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